Elle tombe, coule et se dissout dans un nuage aux reflets essence.
L'autre n'est pas goutte mais traînée, longue, dense, éblouissante.
Elle l'impressionne si fortement qu'il lui semble perdre la vue.
Mais peut-être n'a t-il jamais vraiment regardé.
Il a essayé de deviner; comme elle tente de le lire.
Et quand il a mal, il clôture son espace, pour la conserver; à l'intérieur, la douleur.
Et puis plus rien, soudain, l'absence, le sommeil, le repos.
C'est comme si tout avançait à rebours, constamment en demi-tours.
Valse de l'esprit, à pas de chat, sur des charbons.
Incandescence mesurée, juste assez pour.
Transformer.
Méninges, coraux, univers de mer, dur.
Désorienté, déséquilibré, tu prends la houle, le vent, les déferlantes des haut-fonds,
les mesurées, celles qui se propagent comme des flammes sur un parquet vernis, en rampant.
Sable humide, un peu grippé, billes de fer qui s'écoulent et s'entrechoquent.
Assis dans le sable, les mains dans le quartz, le temps te manque.
Mais tu le prendras quand même.
Le ciel est immense, comme usé sous la ligne d'horizon.
Au loin, des vagues éclatent et, l'espace d'un instant, se mêlent aux nuages imprudents.
Lorsqu'elles retombent, elles ressemblent à un magma d'albâtre, marbre d'onyx, transpercé de rayons de lumière, veinées de sève, teintées de miel.
Elles forment à l'horizon d'infinies figures éphémères, n'existant que pour l'½il qui fixera ce point, par la force du hasard, ou d'une lassitude alanguie.
C'est un chaos d'écume, d' aiguilles effilées, effervescentes et cristallines.
Silencieusement, la mer se rappelle à toi et inscrit dans tes yeux les reflets marmoréens de sa colère.
Dans ta pupille, petite pelote de nerfs.



